Les Ateliers de la Protection Sociale

Prévoyance : la fin des provisions mathématiques libère le marché

Posté le 20 octobre 2015

Le marché de la prévoyance n’en finit plus de gagner en fluidité. Depuis une décision du Conseil constitutionnel en juin 2013, les entreprises ont retrouvé toute liberté de contracter avec l’assureur de leur choix pour servir à leurs salariés les prestations de prévoyance définies par leur accord de branche. Restait un point potentiellement bloquant issu de la réforme des retraites de 2010 : une indemnité de résiliation liée aux provisions mathématiques calculées sur les dossiers en cours. Ce frein sera levé à compter du 1er janvier 2016. Explications.

Prévoyance : la fin des provisions mathématiques libère le marché

La réforme des retraites de 2010 : des effets collatéraux sur la prévoyance

 
En 2010, l’âge de départ à la retraite a été repoussé de deux ans pour la plupart des salariés. Depuis cette réforme, c’est à partir de 62 ans qu’un salarié justifiant de tous ses trimestres de cotisation peut bénéficier d’une retraite à taux plein, contre 60 ans auparavant. 
Cette décision a constitué un casse-tête pour les organismes de prévoyance. Car deux ans de travail supplémentaires signifient deux ans d’indemnisation supplémentaires,  pour les salariés en invalidité susceptibles d’être indemnisés jusqu’à la retraite. Le montant provisionné pour couvrir les rentes à verser dans les années à venir, s’est donc brutalement alourdi à l’occasion de la réforme des retraites.

 

Les provisions mathématiques pour étaler la charge 

 
Les organismes de prévoyance ont eu la possibilité d’échelonner sur cinq ans, c’est-à-dire jusqu’à 2015, le provisionnement de cette dépense future. Par conséquent, des engagements, prévisibles dès 2010, portant sur des dossiers d’invalidité ou d’arrêts maladie en cours,  n’ont été intégrés que progressivement dans les comptes des assureurs.
 

Une indemnisation de résiliation en cas de changement d’assureur

 
Les provisions mathématiques, généralement invisibles pour les employeurs, sont apparues de manière beaucoup plus concrète et problématique aux entreprises désireuses de résilier leur contrat. En effet, les organismes de prévoyance, chargés d’assurer la continuité des versements aux personnes indemnisées, ont imposé le paiement d’une indemnité de résiliation, correspondant à ce surcoût partiellement provisionné. Certaines PME souhaitant changer de prestataire ont ainsi eu la mauvaise surprise de constater lors d’une étude préalable qu’il leur fallait débourser plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros. De quoi réfréner les ardeurs des plus motivés, et bloquer durablement le marché de la prévoyance.

Les comparateurs d’assurances en ligne vont-ils se transformer en courtiers ?

Posté le 13 octobre 2015

Les comparateurs d’assurances en ligne suscitent tantôt l’enthousiasme, tantôt la méfiance. Très fréquentés par une majorité de consommateurs en recherche d’informations, ces sites spécialisés peinent à grignoter des parts de marché aux distributeurs plus traditionnels.

Les comparateurs d’assurances en ligne vont-ils se transformer en courtiers ?

Les comparateurs d’assurances peinent à décoller

 
Selon LeLynx.fr, seules 8% des affaires nouvelles réalisées en France passent par les comparateurs d’assurances en ligne. Une situation sans commune mesure avec la Grande-Bretagne où ceux-ci capteraient plus de 60% des nouvelles souscriptions. La loi Hamon, censée protéger les usagers, devrait fluidifier le marché en facilitant la résiliation des contrats d’assurance. L’objectif : attiser la concurrence de manière à faire baisser les prix.
 

L’offre des comparateurs d’assurances en ligne ne séduit pas encore les clients

 
Mais les comparateurs d’assurances en ligne en seront-ils les premiers bénéficiaires ? Rien n’est moins sûr. Premièrement, le prix n’est pas le seul critère de choix des clients. La confiance, le conseil, la qualité du contact humain, la force de l’habitude pèsent dans la balance, tout autant que l’incapacité des comparateurs d’assurances à s’éloigner des offres standard low cost. De plus, le modèle économique de ces sites spécialisés demeure fragile : le coût d’acquisition des prospects est élevé tandis que le taux de transformation des prospects en clients reste famélique. Enfin, leurs objectifs divergent de ceux des assureurs, à la fois partenaires incontournables et concurrents. Ceux-ci sont plus disposés à fidéliser leurs clients et tisser des relations à long terme, qu’à renouveler leur portefeuille.
 

Point crucial : la confidentialité des données

 
Les utilisateurs semblent reprocher aux comparateurs d’assurances en ligne un manque d’exhaustivité et de transparence. Tous les assureurs ne sont pas référencés et les modes de rémunération opaques jettent un voile de suspicion sur les résultats des recherches. Sans compter un point de blocage important : la confidentialité des données. Deux tiers des internautes rechignent à livrer des données personnelles pour les demandes de devis en ligne. Et pour cause : certains opérateurs n’hésitent pas à revendre les fichiers constitués à d’autres entreprises.
 

Les comparateurs d’assurances en ligne face à leurs responsabilités ?

 
Dans le sillage d’une directive européenne sur les intermédiaires en assurance (DIA2), les activités des comparateurs d’assurances en ligne devraient être mieux encadrées. Avec à la clef de nouvelles contraintes en matière de formation, de devoir de conseil, de transparence sur le mode de rémunération… Finalement, ce qu’on reproche aux comparateurs d’assurances, c’est de ne pas être courtiers ! Manque d’expertise et absence de responsabilité vis à vis des contrats proposés. À l’inverse, les courtiers sont, depuis des dizaines d’années, des comparateurs d’assurances… et bien plus encore. 

Qualité de Vie au Travail Combien ça coûte de ne rien faire ?

Posté le 08 octobre 2015

La QVT est une préoccupation de plus en plus forte pour les salariés et cette notion devient un réel enjeux d’attractivité pour les entreprises. 

Oui mais … combien ça rapporte ? C’est une question que nous entendons encore beaucoup. 

Pour vous prouver qu’il est toujours plus rentable de mettre en place une politique de bien-être dans son entreprise que de ne rien faire, Gerep a créé une infographie avec quelques chiffres qui parlent !  

Qualité de Vie au Travail Combien ça coûte de ne rien faire ?

plafonnement des dépenses : Répartition gé
ographique et par spécialité

 

Découvrez notre solution Gerep Prévention Santé (GPS) sur http://gps.gerep.fr/