Les Ateliers de la Protection Sociale

Fin de la période transitoire : les sur-complémentaires, c’est maintenant !

Posté le 21 novembre 2017

Tandis que de nombreuses entreprises attendent tranquillement la fin de la période transitoire, le 31 décembre 2017, pour mettre leur complémentaire santé en conformité avec la loi, le Contrat responsable a déjà changé la couverture complémentaire de millions d’assurés.

Fin de la période transitoire : les sur-complémentaires, c’est maintenant !

Leur expérience devrait inciter les employeurs retardataires à faire œuvre de pédagogie et proposer à leurs salariés des options ou sur-complémentaires non responsables, afin de leur éviter de mauvaises surprises dans le remboursement de leurs frais de santé. 

Contrat responsable : attention aux hospitalisations !

La loi impose désormais aux contrats de complémentaires santé de respecter une série de nouvelles limitations et règles. Le remboursement des dépassements d’honoraires de généralistes et spécialistes est désormais plafonné. Ce qui se traduira, chez certains praticiens, par quelques euros de reste à charge supplémentaire… De quoi pousser les assurés à se poser une épineuse question : mon médecin est-il CAS ou non CAS, Optam ou non Optam ? En matière d’optique, les nouveaux plafonnements laissent de quoi s’équiper en verres adaptés à sa vue et montures à son goût. Attention toutefois : la prise en charge est limitée à une seule paire de lunettes tous les deux ans. 

C’est en cas d’hospitalisation que les effets du Contrat responsable sont les plus fâcheux. La facture restant à la charge des patients peut, en effet, aisément grimper de plusieurs centaines d’euros pour certaines opérations. Il n’est pas rare que les assurés, de retour chez eux, téléphonent pour se plaindre d’un retard de remboursement et découvrent fin avec stupéfaction que leur couverture complémentaire a été amputée de certaines garanties lors du passage au Contrat responsable. 

La solution des sur-complémentaires non responsables

Pour faire face à ces situations difficiles, la première responsabilité des employeurs est d’informer leurs salariés sur les lacunes de garanties qu’ils risquent de rencontrer après la mise en conformité de leur complémentaire santé. Mais, les efforts de communication ne suffisent généralement pas. Les hospitalisations sont des événements rares et peu prévisibles et les patients ne sont pas habitués à comparer les tarifs ou négocier les honoraires pour abaisser leur reste à charge. Avant d’entrer dans le bloc opératoire, c’est plutôt leur santé qui les préoccupe.

Pour compenser l’affaiblissement des garanties dues au Contrat responsable, les assureurs ont développé une offre de sur-complémentaires non responsables. Echelonnées en fonction de différents niveaux de garantie, elles coûtent entre quelques d'euros et quelques dizaines euros par mois, entièrement à la charge des salariés. Mais, leur mise en œuvre n’est pas neutre pour l’employeur : négociation des tarifs, gestion des nouveaux contrats individuels, paramétrage des logiciels de paie… Sans compter l’absolue nécessité de fournir un effort de pédagogie auprès du personnel et des partenaires sociaux, sous peine de polluer durablement les relations avec la Direction des ressources humaines. Après ces démarches, qu’obtient-on ? Tout simplement, le statu quo sur la couverture santé des salariés. Dépenser autant d’énergie pour qu’au final, rien ne change, cela peut paraître ingrat, mais c’est surtout indispensable.

>>> Nos conseils

> Choisissez une solution de gestion intégrée pour éviter de compliquer la vie des salariés avec plusieurs interlocuteurs et limiter les points de friction.

> Ne lésinez pas sur les explications pour dépasser la barre des 50% d’adhésion (le taux moyen constaté est d’environ 30% ) valoriser votre action et éviter à vos salariés des réveils difficiles en cas de coups durs.

> Profitez de votre campagne de communication pour promouvoir le recours aux réseaux de soins qui permettent, notamment en matière d’optique, de faire jusqu’à 20% d’économies et atteindre d’autant plus facilement une prise en charge à 100%.

 
Damien Vieillard-Baron